Chat’suffit !

L’été, lorsqu’on part en vacances, il est fréquent de confier les clés de sa maison à un voisin pour s’assurer une certaine tranquillité, en cas d’orage afin de ne pas retrouver un congélo en champignonnière hallucinogène, de relever le courrier, d’arroser nos petites plantes chéries, et/ou de s’occuper d’éventuels petits animaux de compagnie qui n’ont pu partir en vacances.
Pour ma part, mes animaux de compagnie s’assimilant au néant, le souci est réglé. Enfin pas tout à fait car c’était sans compter sur ceux des voisins justement. Nos chers voisins qui, connaissant mon amour pour les bébêtes ont hésité à me demander de s’occuper de leurs 2 chats mais qui après mûre réflexion l’ont fait, tout en me précisant que si je ne me sentais pas capable, il n’y avait aucun souci, ils comprenaient bien et demanderaient à la grand-mère de venir le faire.

Sachant :
1 - (enfin croyant plutôt) qu’il n’y avait qu’à mettre 1 cuillère à soupe de pâtée en conserve dans leur gamelle et remplir le ramequin d’eau. Et éventuellement remettre des croquettes dans leur distributeur
2 – que si je ne peux rendre ce service-là, c’est la grand-mère de 85 ans qui devra faire quelques kilomètres en voiture (et c’est pas une mince affaire !). Je ne veux pas la faire déplacer pour cela. Et puis quand je vois qu’elle n’arrive pas à faire demi-tour dans l’allée qui desserre nos maisons et qui fait près de 8m de large plus un espace pour se garer, j’ai trop peur qu’elle flingue mon portail pour deux chats. Autant flinguer les chats tout de suite… Oups, je plaisantais.
3 – que si je n’aide pas mon prochain, je risque les flammes de l’enfer et que je n’aime pas la chaleur
Bref, après une brève concertation avec moi-même (mais le côté idiot, l’autre côté parfois moins stupide et déjà peu présent était lui aussi parti en vacances), dans un élan de générosité (et de connerie), j’ai dit « oui bien sûr, pas de problème ». Conne un jour, conne toujours !

Mes voisins sont partis le samedi matin et donc ma 1ère visite eut lieu le dimanche soir.
A peine étais-je rentrée, que déjà j’ai failli ressortir. Déjà l’entrée… pas rien car les p’tites bêtes voulaient se faire la malle, ce qui n’était pas prévu au programme.
Bref, bien que les fenêtres soient restées ouvertes avec des stores entrouverts, un délicat petit fumet est venu chatouiller mes narines. En rejoignant la cuisine, j’ai vite pigé pourquoi : litière renversée, puis ont déposé un joli caca sous la table et un petit vomito dessus. Le pompon est une jolie flaque de pipi devant le frigo (rappelons que leur pâtée est dedans). Bon appétit !
Si ces bestioles au QI d’huitre encéphalopathe ont voulu m’empêcher d’attraper leur bouffe, elles ne pouvaient pas mieux faire.
Oh punaise, la semaine va être longue !
Nettoyage rapide. Et c’est parti pour la distribution de bouffe que j’ai eue du mal à assurer vu que les deux fauves tournaient chacune autour de leur gamelle que je n’arrivais pas à atteindre. Faut dire que comme j’ai peur du contact avec les animaux, ça n’a pas facilité l’approche. J’ai fini par hausser le ton ! Non mais !
M’en aller fût ce qu’il y avait de plus motivant, mais pas de plus facile car ils voulaient partir avec moi, enfin en même temps que moi. Oust !

Dès ce 1er soir, petit sms aux propriétaires de ces adorables bestioles au transit parfait.
Court extrait : « j’adore les chats mais…empaillés (…). Ils étaient prêts à me sauter à la gorge (si si !) pour bouffer leur truc qui pue (…). Avez-vous pensez à faire du pâté (de chat) pour les fêtes de fin d’année ???!!! (…). Auriez-vous du sopalin, une balayette, une pelle et un masque à gaz pour un brin de nettoyage ? Sinon je viens avec un bulldozer ! (…) ».
A relire ce bout de message, je pense que ça n’a pas du les détendre beaucoup ce soir-là. Mais j’étais déjà un peu sur les nerfs. Et c’est pas fini !

Le second jour, je suis venue avec du renfort, mon fiston.
Après avoir pu rentrer plus aisément (à 2 on peut les tromper, ce ne sont que des bêtes !), le 1er constat fût que l’odeur avait pris un peu en puissance. Le second constat en fût l’explication : nouveau caca devant le placard de bouffe. Ils se croient intelligents en déféquant devant des endroits si stratégiques ???!!! Crétins oui ! Un coup à ce que je ne leur donne rien surtout.
Avec de la difficulté, j’ai rempli les gamelles car je trouve qu’ils ressemblent de plus en plus à de vrais fauves… Bbbbbrrrrrr….
On ne s’est pas attardés.

Le 3ème jour, mardi. Consciencieusement le binôme de chatsitters que nous formons va s’occuper de ses chairs à saucisse potentiels. Autant dire que le délicat fumet de départ a méchamment évolué vers une odeur pestilentielle qui chatouille plus notre estomac que nos narines ! C’est dégueu.
La litière se remplit et se vide à côté surtout. Les boules de poil deviennent de plus en plus nerveuses, et sont beaucoup trop près de moi pour la nourriture. Ils doivent s’emmerder sec alors ont vidé leur distributeur de croquettes, et ont continué à joncher le sol de leur production marronnasse qui pue.
J’ai de plus en plus de mal à remplir gamelles et distributeurs mais encore une fois, être deux a considérablement facilité la tâche.
On se barre de plus en plus vite de la cage aux fauves.

Le 4ème jour, je suis à deux doigts d’enfiler mon habit de lumière rouge et doré, de m’armer d’un fouet et d’un bâton pour rentrer car plus la semaine s’étire, plus le stress monte de part et d’autre.
Notre 1ère mission de veiller à ce qu’ils ne prennent pas la poudre d’escampette est réussie. La seconde, de les nourrir et veiller à leur bien-être (bon tout est relatif, je ne vais pas les bercer en leur racontant une petite histoire, faut pas déconner non plus) se complique grandement.
Ils ont continué de chier, et vomir sur la table et du haut de la table. Une cascade a toujours présenté un petit coté bucolique. Là non ! Comme ils s’ennuient, ils ne font que bouffer. Et donc ce qui rentre, doit ressortir d’une façon ou d’une autre (Remarquez, moi aussi quand je m’emmerde, je mange. Mais après, je sais me tenir quand même !).
A cet instant, j’aurais le Bon Dieu sous la main, je lui ferais avaler les fruits de sa Création et tout ce qui s’y rapporte. On verrait s’il garderait ses grands discours ! Ah ah !

Il a fallu user de stratagèmes et de ruses pour sortir non sans mal le paquet de croquettes du placard (ils ne sont pas futés mais la faim les fait avoir un comportement plus prédateur). Mais après impossible d’approcher leur distributeur à moins d’un mètre 50. Pareil pour la pâtée. Avec un peu d’élan et quelques années de tennis, j’ai réussi à viser une gamelle et y déposer la dose de pâtée qui pue.
Mais ils sont là à me fixer de leurs 2, donc 4, petits yeux cruels, griffes dehors en poussant des cris gutturaux, en déambulant à toute bringue sur le plan de travail… un vrai film d’horreur. Si, je vous assure. En tous cas pour moi, c’était à la limite du cauchemar.
La gamelle d’eau remplie, la pâtée infâme atterrie tant bien que mal dans le joli petit bol en plastique rose (aucun goût ces chats !), on a littéralement et lâchement jeté des croquettes sur la table du salon (pendant qu’ils étaient occupés avec leur festin) avant de s’enfuir.
HELP !!!! Je suis au bord de la crise de nerfs en sortant. Surtout que je n’oublierais jamais ce livre de Stephen King « Cimetierre »… Lisez et on en reparlera !

J’envoie donc ce soir là un gentil sms à mes voisins pour les rassurer (ou pas) de la situation et surtout leur demander l’autorisation de lâcher les fauves demain matin, et les renfermer (si on peut !) demain soir. C’est ok. Pauvres voisins qui sont désolés que leurs chats soient aussi cons et qui ne pensaient pas que ce chatsitting partirait ainsi en sucette.

Jeudi matin, c’est mon 1er jour de vacances, il fait beau, je suis de bonne humeur et c’est le cœur léger que je vais m’occuper de libérer ces pauvres bêtes.
J’ouvre donc la porte avec précaution car ils sont toujours prêts à me sauter dessus pour fuguer. Là rien. J’ouvre la porte d’entre en grand, toujours rien. Merde, j’espère qu’ils n’ont pas claqué dans la nuit… J’appelle avec le ton le plus niais et le plus mielleux que je puisse avoir « Minou minou … (bruit de bisous bien nuls) … les chatounets, allez (re-bruit de bisous pourris)… ». Ah, un des chats sort. Il n’y aurait que 50% de perte au cas où un drame se serait produit…
Je rentre espérant quand même ne pas me trouver face à un cadavre de chat (en plus on ne peut même pas en faire une descente de lit ou une écharpe, beaucoup trop petit… Ca ne sert décidément à rien cette bête !).
Pensez-vous, je trouve le chat en haut des escaliers. Assis comme une potiche. Je l’appelle doucement et là, croyez-le ou pas, ce couillon tourne la tête vers le haut et me snobe ! Sans rire, en plus il se fout de ma tronche ! Je sens que j’ai déjà le repas de Noël !

Tant pis pour lui.
Je m’occupe de la maison et surtout de la ventilation car le parfum qui règne ici est tout simplement insoutenable. Il y a quelques semaines, j’ai fait la formation d’urgence face aux risques NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique). Je suis à deux doigts d’aller chercher une tenue de protection, masque inclus car ces particules malodorantes (c’est rien de le dire, il faut le vivre) regroupent à elles seules au moins 3 des risques en question ! Je laisse ouvert toute la journée.
Le soir, toujours avec mon binôme, nous allons nettoyer, donner à manger et renfermer les cannibales. Enfin ça c’était sur le papier car pour de vrai, il en manque un à l’appel. Le même félin hautain qui m’a snobé ce matin. A 2 reprises, nous avons essayé de le récupérer (avec l’innommable pâtée) mais en vain. Tant pis pour lui, il mangera mieux demain et ça lui apprendra à vouloir faire le malin. Perso ça ne m’empêchera pas de dormir. Et de fait, ça ne m’a pas empêché de dormir !

Le vendredi, le matin, le négro (surnom de ce charmant petit chat inutile) rampait devant la porte, l’estomac à sec je pense. Comme il a tout compris, au lieu de sortir lorsqu’on ouvre la porte, lui il rentre donc ! Alors, on fait moins le fier neuneu de chat ?! La prochaine fois, tu colleras ta fierté et ton orgueil d’animal dans… dans quoi d’ailleurs, il n’a pas de poche ! Dans ce qu’il veut, ça évitera peut-être certains désagréments !!!

Ce soir, grand nettoyage à fond de la maison car demain, alléluia, j’en ai les larmes aux yeux de bonheur, nos chers voisins rentrent. Et déjà que malgré l’aération, un certain arôme persiste, alors on va leur éviter l’attaque d’emblée. Tout est bien propre (merci fiston d’avoir tout nettoyé à fond car perso rien qu’en y repensant, mon estomac a tendance a vouloir faire demi-tour), litière comprise, les gamelles bien remplies, etc… La perfection. Et en bonus : ils sont toujours vivants !
Au revoir (horribles) créatures félines à son Bon Dieu chéri… papa et maman rentrent demain et mes vacances à moi vont pouvoir commencer.

Vous savez quoi ? Plus jamais de petit boulot de chatsitting pour les vacances. Plutôt foutre en l’air mon portail et passer pour une gougeâte trouillarde incompétente égoïste, m’en tamponne le coquillard ! Mais plus jamais ça, chat’suffit !

Published in:Uncategorized |on juin 6th, 2017 |Réagir »

L’erreur est humaine, les trouducs aussi…

Quand une passion (professionnelle) vous tient, elle vous tient. Vous avez envie de la partager avec d’autres amateurs par exemple. Et en tant que trouducuthérapeute-sphinctérophile, rien de mieux que de se retrouver avec d’autres amateurs d’orifices. Ce petit rêve a été réalisé la semaine dernière où entre infirmières, sage-femmes et kinés, toutes spécialisées dans la trouducuthérapie, nous nous sommes retrouvées toutes les 6 autour d’une bonne table (dans un restau de poissons, moules, raies, etc… c’est douteux non si on ne perd pas de vue le domaine dans lequel nous exerçons…?). Ce fût une excellente soirée, nous nous sommes bien marrées. Il faut dire qu’avec notre passion commune, le sujet est intarissable et source de fou-rires. Oui nous sommes restées assez basiques, pipi-caca.

Quelques photos en prime, et me voilà lancée ce week-end dans un diaporama “souvenir” de cette soirée fort sympathique. Autant vous dire que celui-ci recense environ 15 conneries par page, et tournant toutes autour de notre domaine de prédilection, les trous et ce qui en découle… chansons, anecdotes, jeux de mots pourris, bon mots, etc………. Intellectuel, frais et plein de poésie donc.

Ce lundi matin, c’est avec un sourire à l’idée que mes collègues vont se marrer, que j’envoie à mes 5 collègues ce diaporama, depuis ma boite pro sur leur boite pro (je n’ai pas leur adresse mail perso). Et toc, envoyer. Je sais que ça les fera au moins sourire, peut-être rire en ce début de semaine.

Dans la matinée, je ne sais pas pourquoi, je relis le message que j’ai envoyé et là, j’ai failli mourir sur place en m’apercevant que….. je me suis lamentablement loupée dans une adresse mail. Au lieu de l’adresser à Nadège Dupont je l’ai envoyé à Jacqueline Dupont. Une de mes collègues m’attendant, j’ai envoyé le mail rapido et sur le répertoire contacts de l’hôpital, je me suis trompée d’une ligne. Ça s’est joué à … une ligne, quelques millimètres qui vont peut-être ruiner ma carrière. J’ai du faire des recherches pour savoir où est parti ce pps d’intellos. Résultat : sur la boite mail d’un médecin de la médecine du travail. Pppppffffff. Je suis au bord de l’attaque, envahie par une vague, que dis-je, un tsunami de honte. Parce que je ne sais pas quel est le seuil d’humour de Dame Jacqueline ! J’ai aussitôt envoyé un mail à la doc en m’excusant de cette erreur et la remerciant d’effacer le message. Mais je serais à sa place, je commencerais par regarder et éventuellement le montrerais à mes collègues, c’est humain, mais ça me fait suer ! Une chose est sûre c’est qu’elle pourra constater que si psychologiquement, l’état de certains agents du personnel est limite, moralement, ça va très bien, les agents sont épanouis et savent rire.

Mes collègues ont effectivement pleuré de rire en visionnant le diaporama. Et ont redoublé de fou-rires quand elles ont su la boulette que j’ai faite… belle boulette quand même. A force de plaisanter sur le sujet, je suis bien dedans !!!! Quant à moi, je suis partagée entre rire et décomposition. Et j’attends ma lettre de licenciement. Ce n’est pas une légende, le cul est vraiment source d’emmerdes !

Published in:Uncategorized |on mai 28th, 2016 |Réagir »

Le Bon Coin… au bled ?

L’idée de revendre des objets ou toutes sortes de choses afin qu’ils aient une seconde vie plutôt que de les jeter m’est séduisante. Accessoirement de se faire un peu de tunes aussi !

En cela, le site “Le Bon Coin” est un outil intéressant et pratique.
Ma “boutique” est relativement bien fournie en trucs divers et variés. Les ventes sont régulières. Les casse-bonbons aussi du reste. Message au passage : à tous les emmerdeurs de France et de Navarre qui en guise de mail me laissez un simple numéro de portable un peu comme on lance un os à un chien, et/ou qui ne connaissez pas le bonjour ou autre petit mot de la politesse de base, qui “négociez” le prix d’un achat vendu 4 euros à la base, qui me pourrissez mon emploi du temps pour trouver très rapidement un rendez-vous afin de récupérer l’objet de leur désir (c’est vrai que récupérer une paire de palmes ou un pichet relève de l’urgence absolue !), et qui parfois ne venez même pas,  et ne prévenez pas évidement, et bien restez chez vous et foutez-moi la paix ! Oui je sais, j’ai un sens inné du commerce…

Parmi les derniers trésors que je propose à la vente, un pot de bébé lapin (avec une adorable petite tête de lapin et deux oreilles en guise de poignées) et un rehausseur de toilettes. J’avoue avoir dû faire un sacré deuil à l’idée de ne plus voir les fesses de mes deux bébés posées délicatement dessus pendant des heures. Bon d’accord, ils ont 17 et 14 ans… Oui et ben, ça m’a pris du temps de passer le cap ! Un problème ?!

Bref, après une chieuse qui ne voulait que le pot, faisait son prix (tout juste s’il ne fallait pas que je lui file des rouleaux de PQ avec !), un vrai acheteur intéressé.
Je reçois donc un mail d’une personne me demandant poliment si le lot de rêve était encore dispo. Après confirmation de ma part, elle me demande gentiment un numéro de téléphone afin de convenir d’un rv.
Et je reçois effectivement un message vocal. Une dame, avec un fort accent du Nord, enfin du Nord de l’Afrique. Mais très correct. Elle m’explique qu’elle n’habite pas près d’ici. Mais qu’un ami viendra à sa place car lui habite dans le coin ; “il va vous contacter, euh, te contacter pardon”… Pas de souci, on ne se connait pas, mais on peut peut-être devenir cops si vous voulez, enfin, si tu veux…

Et comme ma nouvelle cops me l’avait indiqué, 1h plus tard, la musique celte me servant de sonnerie se met en route. Je décroche et un homme, avec le même accent du grand Sud du Sud, commence par me demander si je suis bien Fatima (ce n’est pas mon vrai prénom, mais c’est un prénom qui sonne aussi bien anglais que le mien!). Je confirme et lui demande s’il téléphone pour l’annonce du Bon Coin.
Là s’engage une conversation que je tiens à vous retranscrire ici car j’en ris encore.
Lui “Fatima ? vous êtes arabe ?”
Moi - 2 secondes de silence- “euh non, pas du tout, je suis bretonne”
Lui, dans un grand éclat de rire : “ah. Mais comment ça se fait que vous vous appelez Fatima alors ?”.
Moi -re 2 secondes de silence, mi-interloquée, mi-amusée - “mais figurez vous cher monsieur que si j’avais eu le choix, je ne me serai pas appelée comme ça!”.
Lui, toujours en se marrant “Quand j’ai vu le mail, et que j’ai vu “Fatima”, je m’suis dit tiens, c’est marrant une rebeu”…
Alors là non, c’est pas marrant du tout. Ou alors on n’a pas le même humour. Y’a une grosse erreur. J’ai toujours dit à mon père qui a choisi ce prénom, pourtant d’origine russe mais porté très, trop, majoritairement, par des maroco-algério-tunésio-arabo-ectero, me déplaisait et sonnait plus du paradis de Bouteflika que de l’Eden de Poutine. CQFD ! Par les temps qui courent, ce n’est pas facile tous les jours.

L’échange se poursuit, toujours dans la joie et la bonne humeur.
Lui “est ce que je peux passer demain dans la journée récupérer les affaires ?”
Moi “non désolée, je travaille” (oui, je fais le ménage à la mosquée du coin!). Et ce we je suis absente. Est ce que lundi ou mardi ça irait ? Je vous recontacte lundi pour fixer un lieu et une heure de rv”.
Lui, avec un enthousiasme sans borne “oui bien sûr, c’est pas urgent. Pas de problème. Je vous laisse mon numéro de téléphone et vous m’apellez lundi dans la journée”
Il me donne les 10 chiffres magiques. Et pour savoir à qui je m’adressais : “vous êtes monsieur …?”
Lui “Momo”.
Moi “????” et avec un sens de l’à propos aussi developpé que celui du commerce, et connaissant mon oreille de plus en plus défaillante avec l’âge avançant, je n’ai pas trouvé autre chose à répondre que “… vous pouvez m’epeller svp ?”
Lui, “M O M O” avec un ton d’évidence que je ne peux malheureusement pas vous retranscrire ici mais qui me fait encore hurler de rire quelques semaines plus tard.
Bon faut dire que ma question était concon.
Fallait bien conclure donc je récapitule à Momo, ou Mr Momo car je ne sais toujours pas si c’est son prénom, son nom, un surnom, un diminutif….
Lui “d’accord, bon ben, bon taf pour demain, bon week-end et à lundi”. Et bien ça marche Momo, on fait comme ça !

Le mardi suivant, rv est pris sur un parking de supermarché. Arrive, à l’heure dite, une BMW rutilante de laquelle sort mon pote Momo, me dit bonjour comme si on se connaissait depuis des lustres, toujours le soleil et la bonne humeur dans la voix.
Il récupère les pot et rehausseur qu’il pose délicatement dans le coffre nickel de son carrosse , me donne l’argent en échange sans discuter un centime. Bien loin est l’image du méditerranéen nonchalant et marchand de tapis. Nous échangeons quelques mots sur la belle météo du jour et basta. Adieu rehausseur, pot et Momo.

Voilà une vente fort sympathique (comme il en existe majoritairement) et drôle, même si ça m’a rappelé à quel point je n’aimais pas mon prénom.
Une vente de matériel d’acquisition de la propreté qui restera dans les annales en tous cas !!!!!

Published in:Uncategorized |on mai 5th, 2016 |Réagir »

PRAY FOR PARIS

Rire ou pleurer, plus besoin de décider …. Quelle triste ironie. En effet plus besoin de décider depuis 48h.

Comme des millions de citoyens de tous pays, je suis traumatisée, choquée, effrayée et anéantie devant ces tragiques événements, ces attentats, qui viennent de toucher tous ces parisiens dans leur chair, devant ces vies innocentes détruites, et dans le monde entier tous nos esprits frappés et perturbés par tant de barbarie.

Je n’ai pas de mots suffisamment forts pour exprimer cette horreur et ce cauchemar, et pour décrire ce que je ressens. Mais comment parler de l’innomable ? Je partage la profonde tristesse et le chagrin de tous, et tiens à rendre hommage à toutes les victimes et leur famille.

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J’aimerai naïvement croire que ces drames ne se reproduiront jamais, mais nous savons tous que…..

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Entre les larmes, l’union. L’espoir fait vivre, alors continuons d’espérer et surtout continuons de vivre; la meilleure arme  de chacun contre ces incultes sauvages et inhumains.

PRAY FOR PARIS et n’oublions jamais.

Published in:Uncategorized |on novembre 15th, 2015 |Réagir »

L’alarme… à l’oeil

Ce matin dimanche, dernière grasse mat’ des vacances. A savoir que mon plaisir pendant les vacances est de pouvoir dormir le matin, et mon sommeil est particulièrement réparateur entre 9h30 et 10h30 (en plus je fais toujours un tas de rêves bizarroïdes, j’adore!). Et là dimanche, au moins, je suis certaine de ne pas être dérangée par le facteur, un démarchage quelconque et pas besoin de se lever pour un éventuel rendez-vous. Donc, que du bonheur.
Mais c’était sans compter sur le mauvais sort.

9h59, le téléphone fixe sonne et donc me réveille (mais pas les enfants). Et merde. Inutile de vous dire que je ne me suis pas levée, d’autant que le fixe ne sonne quasiment jamais excepté quand une amie, le conservatoire  ou un escroc appellent. Ça resonnera sur le portable si c’est important. Et ça sonne sur le portable. Et re-merde !

C’est un message de la centrale de télésurveillance m’informant que la liaison entre ma box et le centre était perdue depuis plusieurs heures. À la fin du message, il faut taper “1″ pour prendre en compte l’info. Sauf que ça ne fonctionne jamais. Du coup, ils envoient le même message à mes “personnes de confiance” jusqu’à ce que quelqu’un prenne en compte ce message. Bref, ça emmerde tout le monde puisque personne ne peut le valider.
Je me lève (oh la corvée) et vérifie quand même qu’un cambrioleur n’aie pas embarqué mon foutoir dans la nuit ou découvert la planque de mes découverts. Puis bidouille la box, et à nouveau tout fonctionne correctement, une simple microcoupure d’électricité avait tout fait planter.

Alors que j’essaie de rappeler le centre pour dire que tout est réglé et stopper la procédure, la première personne de confiance essaie de me joindre mais en vain car suis déjà en ligne. Elle me laisse un message.

Je règle le souci auprès du centre. Le fixe sonne à nouveau. Une fois, personne à l’autre bout. Second appel, j’entends ma maman causer dans le biniou mais elle ne m’entend manifestement pas. Troisième, Eurêka ça marche : ma maman, soulagée de me parler. Je ne comprends rien ! En fait, ne pouvant me joindre car deja en ligne avec le centre de télésurveillance, la personne de confiance a essayé de contacter en vain mes enfants (dont l’un à découvert le message dans l’après-midi et l’autre en se levant en même temps que moi) puis mes parents pour les prévenir et me parler. Sont à 400 bornes d’ici….. Décidément je ne comprends rien à rien! Du coup, mes parents s’inquiétaient et n’arrivaient pas à me joindre… Même si je les j’entendais et eux non. Un truc de fou !
En fait, l’amie (de confiance) en question pensait que j’étais chez mes parents en vacances….

Voilà comment à partir d’une microcoupure d’EDF, la situation a emmerdé et inquiété plusieurs personnes qui n’avaient rien demandé. Moi non plus je n’avais rien demandé sauf une petit grasse mat’ toute simple, pour dormir et reposer mes vieux os (dos bloqué depuis 3j et en plus hier soir, je me suis cassée la binette. Alors non, je n’étais pas bourrée ! Je m’amusais avec mon ado de fiston qui j’avais oublié ne fait plus 8kg! Alors telle une danseuse étoile, j’ai effectué une vrille sur la droite ….. ouep, comme mon presse-agrumes (cf “la semaine du goût”). D’ailleurs j’ai fini comme lui, en m’éclaffouerant au sol telle une grosse merde ! Après avoir embrassé une malette, un boitier de guitare et une porte! Résultats : hématomes jambe et bras et une petite entorse de cheville. Je me croyais encore jeune… Raté).

Bref, grasse matinée foutue. Pour info, ce genre d’évènements n’arrive au pire qu’une fois dans l’année. Pourquoi ce matin ?! L’alarme, à défaut de la voir fonctionner, c’est à l’œil que je l’ai ! Snif :-(

Published in:Uncategorized |on novembre 1st, 2015 |Réagir »

Formation / déformation, le retour.

La semaine dernière a eu lieu la seconde session de notre super formation pro sur la psychologie du patient chronique.
Je reconnais, il y a 3 semaines, en sortant de la première partie de la formation, je ne voulais plus y retourner. Comme les gamins, j’ai prié pour être malade. Et j’ai été malade ! Sauf que dans ma mauvaise prière, j’avais oublié de préciser la date à laquelle je souhaitais y être. Et c’est donc 3 jours après la formation que j’ai topé une crève d’enfer qui s’est terminée simplement pour la seconde partie ! Bien vu !
N’empêche, si jamais cela vous arrive, sachez être précis avec le créateur car sinon, il a un service presque aussi redoutable que la Redoute et ses 48h chrono !

Le matin même, je n’avais toujours pas envie d’y aller. Pas de danger d’être piquée au radar car je ne m’y suis pas précipitée.
Mais à l’arrivée, 1er lot de consolation : tous les membres du groupe présents tirent la tronche. Et en discutant, personne n’avait envie de venir. Ah, d’un coup, je me sens moins seule. Certaines (dont moi, je l’avoue) espéraient même que la formatrice soit bloquée par la neige chez elle dans les Alpes. Pas très charitable tout ça.
2ème lot de consolation : l’aide-soignante - chef de service n’est pas là ! Yyyyyeeesss ! Je me sens légère. Au moins, on ne devra pas supporter sa grande gueule et son QI de moule Alzheimer (bon, perso, je n’en ai jamais vu mais qui sait ?).
Les lots de non-consolation sont au même nombre : la formatrice a peut-être loué un chasse-neige car elle est là. Et Super Nanny aussi, avec la même tronche d’enterrement.

La matinée débute par un rapide tour de table. Et ça démarre par une extrémité de cette table. Et à cette extrémité, Super Nanny. La voilà partie à déblatérer son ressenti sur la 1ère session et ce qu’elle a mis en application. Pas besoin de mettre 100 balles dans le bastringue car elle démarre au quart de tour. Sur un ton monocorde, elle répète sans cesse “ça m’a beaucoup intéressée” ou “ça m’a interpellée”, etc…. Comme me dit une certaine personne (qui se reconnaîtra), avec une poésie digne d’un Rimbaud désinhibé sous emprise d’un rail de coke : “elle a de la merde sur les moustaches” tellement elle est lèche-cul. Très rapido, ça a gonflé tout le monde. Et impossible de trouver le bouton Off ou de la débrancher mémère ! Ça a duré 30mn, à elle seule !

Mes voisines qui la connaissent car elle intervient dans les services où elles travaillent me disent qu’elle a été arrêtée plusieurs fois pour dépression nerveuse… Tu m’étonnes ! Je pense que ses collègues aussi ont du connaitre un pic d’arrêt maladie pour dépression parce que moi, au bout de 30mn, je suis à 2 orteils de sauter par la fenêtre pour y échapper. Pitié, arrêtez-là, ce n’est pas humain.
Au total, 2h le tour de table ! Heureusement que ça devait être rapide.

Suit de la théorie. Et quelle théorie. Après un épisode dépressif, nous voilà gagnés par un accès de neurolepsie. C’est d’un chiant. Même El Gringo de la pause a du mal à nous maintenir à minima réveillés.
Je trouve une petite technique pour ne pas sombrer :
- je prépare mentalement mes menus du we et la liste de courses qui en découle. C’est toujours ça de fait.
- mais pour ne pas risquer de mettre mon neurone en surchauffe, il est nécessaire d’alterner avec un peu d’activité physique. Evidemment, pas question de faire le tour de la pièce en courant, ou me lancer dans une série de pompes ou d’abdos. Non, il faut faire de l’activité physique discrète. Et de quelle manière ? Facile, travail musculaire sphinctérien. A mon âge avançant, ce n’est pas du temps perdu, au contraire.
L’hôpital nous paye une formation, autant la rentabiliser.

Une fois les menus et courses prêtes, le périnée musclé, faut continuer à s’occuper. Alors je continue d’observer la formatrice. Elle porte des Palladium beiges. Et devinez quoi ? non, vous ne devinerez pas, mais en fait, le porte-clés de ma voiture est … une Palladium beige. Du coup, j’ai refréné un fou-rire (toute seule comme une vraie bargeot ) car je voyais désormais la formatrice avec 2 gros porte-clés au bout des jambes !

Je suis sortie de ma torpeur quand la formatrice a attaqué le sujet du patient chronique et sa famille, en particulier les enfants. Et explique qu’il ne faut pas dire à un enfant “tu es mon rayon de soleil”, “tu es ma béquille”, “tu ressembles à ta grand-mère ou ton grand-père”…. sous peine de le voir développer une pathologie chronique plus tard. Là, j’ai failli tomber de ma chaise. Comme personne ne réagissait, je n’ai rien dit. Mais quand la formatrice nous demande si nous avons quelque chose à ajouter, je n’ai pu m’empêcher de l’ouvrir. Très sérieusement, je lui dis “je suis très inquiète d’un coup. Hier soir, j’ai encore dit à mon plus jeune fils qu’il était mon petit rayon de soleil (véridique). Donc ça m’inquiète car je me demande ce qu’il va développer plus tard comme patho chronique !”. Tout le monde se marre et petit à petit, les langues se délient et mes collègues reconnaissent être dans la même situation. Et comme je suis du genre un peu lourde parfois, j’insiste “je dois lui dire quoi maintenant ? je t’aime (et encore, n’y a-t-il pas un risque caché derrière cette phrase si importante ?!), va ranger ta chambre et viens manger ?” (quoique non, c’est un peu autoritaire, ça pourrait les blesser pauvres chéris).

En fait, quoiqu’on dise (ou pas), nos enfants vont tous finir chez un psy et passer des années épouvantables à souffrir.
Pour leur éviter d’aller chercher dans leur subconscient et afin de gagner quelques mois de thérapie, j’ai déjà prévenu mes enfants et leur ai préparé une liste de tout ce que j’ai fait ou dit de travers (un bon bouquin en vue tellement y’en a!).

Lors des deux journées, à part Super Nanny qui avait toujours un bon mot à pondre surtout sur ce qu’elle connaissait le moins et la formatrice qui semble parfois sortir de “la secte des adeptes de la masturbation intellectuelle”, le groupe a été plus détendu et des liens se sont créés. On a même pu se marrer de temps en temps (ce qui m’avait considérablement manqué jusque-là).
Ceci dit, il y eut plein de trucs intéressants, et l’étude des situations pratiques a rendu plus sympa la fin de cette formation (y’avait pas de mal!).  Y’a plus qu’à …

Amis chroniques, afin de vous former, n’hésitez pas à venir nous rencontrer nous pauvres soignants déformés, avant d’adresser vos doléances à vos parents qui n’assureront peut-être pas le SAV de leurs éventuelles paroles malheureuses. Tous ces rayons de soleil que vous êtes et qui brillez maintenant par vos maladies, tous debout (pour ceux qui le peuvent encore!) et ne laissez plus la bêtise chronique vous envahir ! (oui, je risque de développer une truc chronique mais le rayon de soleil, je ne l’ai pas digéré ! Et attention prise de risque, j’ose le répéter “mes fistons, vous êtes mes rayons de soleil et je vous aime !” Et toc !).

Published in:Uncategorized |on octobre 20th, 2015 |Réagir »

La semaine du goût

Allez, je vous la fais rapide en cette semaine annuelle du goût. La voici la voilà, la recette du mois : le jus d’orange volant.

Cette fois, nous allons donc faire une recette liquide, un cocktail maison.
Pour cela, prenez 3 belles oranges (pas la peine de rafler les oranges de l’autre crétinos d’Edouardo qui les cultive depuis 15 ans pour Tropicana ! Et puis là où elles vont finir, ne vous ruinez pas, des oranges espagnoles pleines de pesticides feront grandement l’affaire).  Grâce à un presse-agrumes manuel, réalisez un délicieux jus de fruits. Rien ne vaut les bonnes vieilles méthodes maison.

Quand le récipient est presque plein, effectuez THE geste qui fera de votre cocktail THE cocktail. Tout en maintenant l’orange fermement sur l’instrument de sa torture, réalisez une rapide rotation de cette main et poignet tout en relâchant très sensiblement l’autre qui maintient le récipient. Lorsque vous sentez que le mouvement rotatoire du bazar est amorcé, lâchez tout d’un coup et admirez le tableau…. Oui, ça vole. Mais ça atterrit aussi ! Et c’est là que la recette prend toute son ampleur.

Ensuite, vous n’avez plus qu’à admirer le résultat : 2015-10-03-180201.jpg

Cette photo ne montre qu’une petite partie du résultat. En réalité, comme j’étais très en forme ce jour-là, le jus volant s’est répandu très largement, à savoir sur les placards et tiroirs environnants, le sol sur plusieurs mètres carrés et enfin sur mes chaussures recouvertes de pulpe, mon pantalon trempé sur les 15 premiers centimètres (jusqu’aux genoux diront les plus désagrables d’entre vous, je préfère anticiper!), et même ma chemise. Autant dire que ça a été un bonheur à nettoyer. Car la pulpe, c’est comme le blanc d’oeuf : plus vous voulez en enlever, plus vous en étalez ! J’avais trois boys autour de moi qui m’ont très gentiment aidé à réparer mes conneries. Mais vu le fou-rire qu’ils ont eu, ils pouvaient !

Petite astuce du chef : ce cocktail peut agréablement accompagner l’oeuf au plat au sol. Sol nourri et survitaminé à force !

Pour la petite histoire, le jus d’orange était prévu pour la confection d’une tarte chocolat-orange. Donc, une fois que j’ai réalisé ce jus, j’y ai rajouté un tas d’ingrédients pour faire la crème d’orange. Mais en regardant le saladier, en tant que redoutable cuisinière, un doute m’a assaillie : c’était archi-liquide et ça sur un fond de tarte, même au four, je suis sceptique quant au résultat car ça risque de ne pas ressembler à la photo de la recette … Je reprends donc celle-ci (sur internet) pour vérifier que je n’ai pas oublié un ingrédient. C’est là que j’ai découvert qu’il y avait un second onglet intitulé “préparation”… oups. J’avais tout collé en vrac sans ordre et en remuant, c’est tout (je reconnais, ça ne m’a pas choquée sur le moment). Qu’à cela ne tienne, je remets tout dans une casserole, je fais chauffer et le tour est joué. Trop facile la cuisine !

2015-10-03-212605.jpg

Au final, c’était excellent. C’était pourtant mal barré ! Et je crois devoir quand même devoir arrêter prochainement les vitamines car je ne mesure plus ma force.

A bientôt pour une nouvelle recette de FLOP CHEF …. :-)

Published in:Uncategorized |on octobre 12th, 2015 |Réagir »

Formation et déformation

Deux jours que je suis en formation professionnelle. Choisie. Intitulée “l’approche psychologique du patient chronique”. Depuis 1 an et demi qu’elle devait avoir lieu et après 2 annulations, enfin la voici la voilà, THE formation. J’en ai bien besoin car les patients chroniques sont particulièrement complexes à prendre en charge, tant dans les soins qu’au niveau relationnel. Donc avant d’en étriper un sur un malentendu ou bien de pousser au suicide un autre suite à une parole malheureuse, j’ai souhaité suivre cette formation.

Au bout de 2 jours, c’est moi qui vais sauter par la fenêtre je crois.
Cette formation a très bonne réputation et les collègues qui l’ont déjà suivie en sont vraiment ravies. Mais déjà, la formatrice n’est plus la même.

Déjà dès le début, j’aurais du me méfier lors du tour de table de présentation. Nous sommes 13 (en plus!), essentiellement des infirmières, 3 aides-soignantes, une dieteticienne et moi.
Et les deux gagnantes sont:

- en seconde place, vous trouvez la dietéticienne. Le physique de Super Nanny (la 1ère, paix à son âme) mais en version blonde. La vieille du groupe. En fait, c’est comme à Koh Lanta, il faut une vieille, et on l’a ! La psychorigidité avec deux bras et deux jambes. La tête, c’est une autre paire de manches.
Lors de cette présentation au groupe, elle a commencé à faire un speech, non dénoué d’humanité, mais ressemblant d’emblée à une psychothérapie déguisée. Ouh, y’a du lourd.

- La palme revient à une aide-soignante-médecin-chef de service- juriste-directrice d’établissement. Une connasse quoi !
(comme souvent, ce sont des rôles associés aux aides-soignantes! Désolée car elles font un dur boulot et nous avons besoin d’elles mais avec tout le respect que je leur dois, faut reconnaitre que leur probable frustration façonne souvent des personnalités de ce type, dont la modestie semble être inconnue au tableau. Encore une donc avec un QI d’huitre encéphalopathe qui est persuadée de tout savoir, et les autres sont tous des cons ! Oh punaise, j’adore ces personnages. Rien qu’en l’écrivant, j’ai une tension qui doit avoir dépassé les 25 !).
Quand la formatrice lui demande ce qu’elle attend de la formation, l’autre cruche répond en toute simplicité: “je veux devenir une super experte”. Retenez-moi où je la calotte immédiatement (”calotter”, mot non utilisé depuis un siècle mais qui m’évite sur ce coup-là de cracher une grossiereté!).

La 1ère matinée, la formatrice, une toubib d’une autre région, évoque un sujet en particulier. Je résume : seules deux personnes sont formées sur le sujet en question, dont moi. Au final, la doc reconnait qu’elle ne connait pas le sujet et qu’elle a mélangé deux notions. Merci madame.
En revanche, les deux greluches citées plus haut, elles, connaissaient encore moins le sujet que la doc mais ont réussi à dépoter un lot de trucs, autant dire des conneries, avec une certitude inébranlable.
C’est à partir de ce moment-là que mes envies de meurtre sont vraiment apparues.

L’am, la doc a abordé des notions intéressantes, mais ça a choqué bon nombre des participants. Alors que ça n’a rien de choquant à la base, mais ça nous met juste face à une réalité : la somatisation.
L’une des infirmières, cortiquée, a très mal pris le truc, le prenant pour elle en fait. Une jeune soignante mais avec déjà quelques aspects de personne aigrie. On comprend mieux en apprenant que son enfant est malade. Sauf que, tout comme plusieurs autres collègues, elle a extrapolé la notion en pensant que toutes les maladies sont dûes à une fragilité psychologique .
Ouah, sans dec, y’en a quand même un certain nombre qui ont besoin d’aller voir rapido un psy. Moi aussi mais c’est finalement peut-être moins urgent que certaines.

Aujourd’hui, pas mieux. Madame la professeur en chef m’agace prodigieusement. Le pire est qu’elle se croit intelligente. C’est une grande gueule en plus aussi fine qu’une tranche de pâté de campagne (je n’ai rien contre le pâté, je ne suis pas contre une petit morceau de temps à autre mais côté subtilité…).
Madame Super Nanny, idem. C’est la ravie de la crèche par moment. Prout-prout, distinguée, etc… Et quand ce matin, j’ai vu ce qu’elle tapait sur son téléphone, j’ai failli éclater de rire : Public, avec les photos people. Je sais, ce n’est pas beau de regarder mais en même temps, elle n’avait qu’à être plus discrète !
J’ai essayé de me distraire comme j’ai pu….

La journée m’a parût longue car même si certaines infos et connaissances sont intéressantes, la formatrice doit confondre l’hopital (qu’elle n’a pas du franchir depuis un certain temps, voire un temps certain) et le monde des Bisounours.

Quand lors de certaines situations concrètes que nous lui soumettons, et qu’elle n’a que peu d’options à proposer, elle répond toujours par “poser la main sur le bras, contenir” et/ou “parler”. On va en tripoter du patient dès lundi !
Si ça s’arrête là, pas de danger. Mais les soucis débarquent dès lors qu’elle nous parle de sa pratique de médecin psycho-somaticienne, fort intéressante au demeurant. Mais là aussi, certaines n’ont pas bien pigé que c’était son job de médecin et non des compétences que nous devons acquérir. Alors ce genre de trucs entre les mains d’une  aide-soignante-docteur-chirurgien, ça peut devenir très dangereux.

Fin de journée prévue à 16h30. Elle nous a lâchés à 16h… s’est plantée, tant mieux car j’en avais ras-la-cacahuète. En plus, nous ne sommes pas habitués à rester le postérieur vissé au siège des heures durant; alors après la digestion…. Merci le café ! A la fin de la journée, je ne sais pas si j’avais plus de sang ou de café dans les veines !
(Tiens, devinez qui mangent avec la formatrice le midi ? Ben oui, les deux vainqueuses bien sûr).

Bref, à 16h, personne ne s’attarde au cas où elle s’aperçoive de son erreur. Je sais, nous sommes des adultes responsables, nous ne devrions pas réagir comme des mômes, etc… mais bon, les plaisanteries les plus courtes sont les moins longues!
Sauf super Nanny, qui me demande “tu as quelle heure ? car il est tôt”. Je lui donne l’heure très rapido, avec un sous-entendu : “ferme ta grande gueule toi aussi, ça changera !”. Non, parce qu’elle est capable cette bourrique de jouer la petite collégienne “madame madame, vous vous êtes trompée, on devait finir à 16h30!”.

Aujourd’hui, j’aurais dû être en rééducation sphinctérienne. Ici c’était un peu pareil, sauf que les trouducs (et “lèche-trouducs”) n’avaient pas le même aspect … Ppppfff… (Attention, tous les collègues de la formation ne sont pas comme celles sur lesquelles je me suis un peu attardée, loin de là. Mais on a tendance à d’avantage retenir le pire).
Ce soir, j’ai juste envie de changer de travail et ne pas revenir à la 2ème partie de la formation dans quelques semaines.

J’aurais dû trouver une formation intitulée “l’approche psychologique de la collègue conne”…. (que je dois être aussi).
Enfin, ce petit article m’a permis de faire redescendre ma tension à 23 environ…

PS : tant que j’en suis à balancer et à lâcher sur certains professionnels au QI proche de leur température anal mais qui se prennent pour des caïds, j’en profite pour nommer…. les ambulanciers. Je bosse avec eux tous les jours et franchement, mentalité de merde. Une tenue blanche, ou bleue et les voilà qui se prennent pour des stars du SAMU ou les pompiers de Paris. Ils racontent souvent un lot d’inepties car sous prétexte d’avoir leur brevet de secouriste, ils pensent être un puits sans fond de connaissances médicales. Un puits sans fond…. oui c’est sûr ! Et en plus, ils nous prennent souvent de haut. Et pour finir, la profession est gangrainée par un nombre de voleurs que les scrupules n’étouffent pas.
Encore une fois, avant de m’attirer les foudres de la SPA (Société Protectrice des Ambulanciers), il en existe des sympas plein de modestie et honnêtes ; en général des petites boites locales ou indépendants, comparé aux grosses entreprises qui ne pensent qu’au bien-être de leurs comptes en banque et non à la qualité de leurs services.
Voilà, ça c’est fait. Et ça fait du bien. Tension à 15…

Published in:Uncategorized |on septembre 25th, 2015 |Réagir »

Faites des gosses !

Vous n’avez jamais eu envie d’étriper vos enfants ? Non ? menteur !!!!
Et bien moi si, j’avoue.

Après la journée de boulot, je récupére ma marmaille à droite et à gauche pour aller faire une activité ô combien intéressante : le shopping masculin.
La priorité, une paire de baskets pour mon plus jeune. Et puis un pyjama pour chacun d’eux; et oui, le froid arrivant, et eux vieillissant, tels deux pépés, ils m’ont demandé un pyjama. Accessoirement, des paires de chaussettes. Voilà nos objectifs du jour.
Et c’est là que l’épopée démarre. On enchaîne magasins de fringues et magasins de pompes. Très rapido, ce qui me faisait sourire au début, me gonfle sérieusement.

Les baskets, 250 paires dans le magasin, une seule lui plait et bien sûr, il n’y a pas la pointure. Mais évidement, les 249 paires restantes ne conviennent pas à Monsieur. Ca c’est réglé ! Dans d’autres magasins, quelques-unes lui plaisaient. A minimum 100 balluches (les 2 chaussures quand même), elles peuvent. Mais niet. Pour rechanger dans 3 mois parce que les orteils seront pliés en 4 au fond, non merci.
Du coup, c’est le frangin qui ressort avec une nouvelle paire de chaussures. D’accord, ça ne fait pas le même effet, mais tant pis.

Les sweats et pulls… grand moment pour l’un et l’autre. Enfin surtout pour moi car le plus jeune n’arrive qu’à me dégoter ce qu’il y a de plus moche dans les magasins. De vrais horreurs pour un vrai goût de chiottes. Mais il me dit en soufflant “oui, mais moi j’aime bien !” ; ce à quoi je lui réponds “oui mais moi je paye !”. Suite et fin de la séance shopping en faisant la gueule, illustré d’un  ”quand je serai grand, je pourrai m’acheter ce que je veux !”. Exactement, en espérant que d’ici là il y eut un petit miracle pour que ses goûts évoluent dans le bon sens !

Le grand cherche un pull pour l’hiver. C’est donc un petit pull fin d’été qu’il tente de me ramener. Pppfffff. Mais qu’est-ce que je vais en faire de ces deux là ?
Dans les pulls plus épais “non j’aime pas la couleur”. C’est vrai, bleu marine et gris, quelle excentricité !
Ou “non, il y a un bouton, j’aime pas”, ou “ce n’est pas de ma faute s’ils ne vendent que des horreurs”.
Oui, ben moi, c’est pas de ma faute si j’ai des garçons qui sont pénibles!

Le plus jeune et les sweats…. pas question de parler de pull. OK d’accord, parlons sweats. Je lui propose des modèles, les plus simples possibles. Mais à chaque fois, la réponse est “j’aime que le noir”. Admettons. Grande victoire, j’ai réussi à lui fourguer un sweat gris, et un tee-short beige. Ouah, toutes ces couleurs festives vont lui donner un sacré peps !

La grande facilité du jour, les chaussettes, noires et grises tous les 2… Ils sont plein de fantaisie ces enfants.
Quant aux pyjmuts, rien du tout car que des trucs de vieux pour l’aîné, et rien pour le cadet. Alors côté trucs de viokes, y’en a assez pour aujourd’hui.

Retour avec rien de ce que nous avions prévu au départ, y compris un peu de ras-le-bol et de mauvaise humeur !
C’est le grand qui prend le volant pour nous ramener, et là, renforcement des sphincters car quelques frayeurs. Le pompon, c’est en arrivant à la maison, pour reculer dans l’allée comme à l’accoutumée, où comme à l’accoutumée, il fonce dans la haie, et dans un trou sous la haie où il reste coincé. Devant mon desespoir, il me dit “quoi ?! je suis droit là!”. Méchant et de mauvaise foi, il n’en faut pas plus pour finir de degainer ma mauvaise humeur. Et pour sortir de ce trou, il a du appuyer à fond sur le champignon, laissant une tenace odeur de cramé et des voisins hilares devant cette scène bruyante de presque rallye.

Passons à table, petit moment normalement convivial. Mais quand le plus jeune cherchant une tranche de pain de mie s’aperçoit qu’il n’y en a plus de pain de mie en question, et qu’il prend un air insolent qu’il n’a pas habituellement en lâchant “ah ouais, super”, j’ai cru que j’allais lui faire avaler ses couverts et tout ce que j’avais sous la main. Je me suis contentée d’exploser… la peur du 119, des flics, et ma conscience tout de même .

Bref, une agréable fin de journée en famille encore une fois. Quant aux articles manquants, et bien, ils vont rester manquants pour le moment !

Faites de gosses qui disaient…. D’accord, mais des gosses sans vêtement et sans chaussure alors !

Published in:Uncategorized |on septembre 21st, 2015 |Réagir »

On ne peut pas être tranquille 5 mn !

Samedi matin. Après une semaine bien remplie entre le travail, la vie de famille, la maison et tout ce qui s’y rapporte à gérer et le petit job de taxi avec les enfants, le week-end est vraiment le bienvenu.
Cela commence par une petite grasse mat’. Puis quelques heures à traînasser en pyjmut’ accompagnée d’un thé bien chaud.
Et enfin, une bonne douche.

La factrice passant toujours en fin de matinée, 11h30 grand maximum, et sachant que le samedi est souvent porteur de courriers administratifs pourris réclamant généralement un autographe, j’attends avant de filer sous la douche.

11h45, mon corps de rêve mérite son nettoyage quotidien. Je me glisse sous l’eau bien chaude, profitant de cet agréable moment. 4mn plus tard, mon fiston me crie “maman, ça sonne”. Je lui réponds “je ne peux pas répondre au téléphone, ça rappellera”. Et lui “mais c’est à la porte”. Ah, ça ne va pas être facile. Je lui demande alors d’aller ouvrir. Et lui “mais y’a pas de clés!”. Ah, c’est vrai, elles sont dans mon sac et lui demander de les chercher reviendrait à entamer des fouilles sur un site archéologique pour retrouver une petite cuillère.

Toujours en criant, et avec un plan B élaboré à toute vitesse, je lui demande de répondre par la fenêtre du salon. Après un rinçage réduit au strict minimum, j’essaie de capter qui est là. Je ne tarde pas à le savoir car fiston revient en hurlant “c’est le facteur”.
Moi “très bien merci”.
Lui “mais il faut ta signature !”.

Oh pu…in de bo…el de me…e de ….  à …….. Gggggrrrrr. Je suis sous la douche 10mn, évidemment trempée de la tête aux pieds (bon, la distance entre les deux étant courte, il est vrai que je réalise chaque année des économies considérables sur l’eau et le savon), et un guguss en jaune et bleu me réclame une signature.

D’une voix haut perchée de castafiore, je crie un “j’arrive”, suivi d’une nouvelle injure tout bas “merde, et merde! c’est le moment”! Je saute (façon de parler) de la baignoire, me précipite sur mon brave peignoir toujours là pour me couvrir, toute dégoulinante, puis file jusqu’à la fenêtre du salon avec les cheveux coiffés façon doigts dans la prise, pour retrouver le facteur que je n’ai jamais vu de ma vie et qui, les deux pieds dans l’herbe mouillée, me réclame une signature sur un boitier électronique. D’ailleurs, signer juste avec le doigt sans crayon et sans stylet, je ne m’y fais pas. J’arrive à en faire des choses avec mes doigts (:-)) mais ça, j’ai du mal.

Je résume : un facteur, inconnu au bataillon dans le quartier, passe peu avant midi à la maison afin de déposer un colis nécéssitant une signature de ma part. Etant sous la douche à ce moment-là, et n’ayant pas capté d’emblée ce qu’il se passait, mon fils, lui aussi en pyjama, l’a reçu par la fenêtre du salon vu que les clés n’étaient pas sur la porte. Ce pauvre monsieur, probablement debout depuis 4h du mat’, a du se demander l’espace d’une minute dans quelle famille de fainéasses et neuneus il était tombé ! Et j’ai la réponse : la nôtre !

Quelle idée de passer aux heures inhabituelles aussi. Pas de bol. En attendant, j’aurais mieux fait de refaire un tour sous la douche après car le rinçage succint semble être aussi incomplet…. ça gratte !
Désormais, plutôt sentir le fennec le week-end que d’être dérangée dans mon intimité !
Et en plus, il n’était même pas beau le facteur, et vieux en plus….

Published in:Uncategorized |on septembre 19th, 2015 |Réagir »

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